
Le remake du jeu “Tokyo Mirage Sessions #FE” nommé “Tokyo Mirage Sessions #FE : Encore” est sorti la semaine dernière. Dedans, des jeunes gens japonais chanteurs de J-POP sauvent le monde avec l’aide de chevaliers et magiciens d’un autre monde. Le tout en chansons.
Pourquoi est-ce que j’en parle ? Parce que, cette semaine, cette grotesquerie va me donner de la force. Et que quand tu es prof, n’aie jamais, jamais honte de prendre de la force là où tu peux. Surtout quand il y a des journées un peu noires, comme le lundi.
Des journées où tu vas devoir recevoir TOUS les parents de la quatrième Avaltout en même temps, parce qu’après avoir à peu près tout essayé pour qu’ils ne transforment pas les deux tiers de leurs cours en fin de soirée au festival de la bière, tu en viens à te dire que la seule solution est de vitupérer devant les géniteurs.
Des journées où les troisièmes Etourvol se moquent de l’orthographe de Gabocha, l’élève le plus gentil, le plus petit et le plus doux que tu connaisses, et où tu le récupères en pleurs.
Des journées où des gens que tu aimes de toutes tes forces sont abattus et que tu te sens totalement impuissants à les aider.
Des journées où tu as l’impression qu’en vrai, tu es prof néo-titulaire depuis onze ans et que tu le resteras toute ta vie, rapport au gros bolossage que tu as subi pendant un cours que tu croyais avoir super bien préparé.
Dans ces moments-là, ce qui te sauvera, c’est d’avoir quelque chose qui fait de la lumière. Une chanson. Une amoureuse. Un cours de poterie le soir à 19 heures. Un festival du film slovène ou un running de 25 kilomètres.
Ou un jeu vidéo qui anéanti jusqu’à l’idée même du bon goût.
Trouve ce qui te rends fort.
C’est essentiel.