Mercredi 19 février

Le temps passe. Une douleur à la cheville qui se réveille de temps à autres. Quelques rides, qui burinent ça et là. La fatigue qui met davantage de temps à se dissiper.

Mais le temps sait être clément : ça et là, sur les réseaux sociaux, dans des conversations, ou même par hasard, de vive voix : avoir des nouvelles de ses anciens élèves. Et dans l’ensemble, voir beaucoup de sourires, de confiance.

Apprendre que certains luttent, très fort, pour changer le monde et que d’autres sont extrêmement drôles. Que certains fondent une famille et d’autres des groupes de musique.

Je ne cesse de dire à mes élèves que les frontières de nos mondes s’étendent quand elles rencontrent celles des autres. Et je n’en suis jamais aussi certain que lorsque, du coin du regard, j’aperçois, fugace, les visages de ceux à qui j’ai eu l’honneur d’enseigner.

C’est un réconfort qui nous est propre, à ceux qui transmettent, protègent et prennent soin.

C’est un grand privilège.

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