Jeudi 20 février

Lundi prochain, les troisièmes auront une interrogation, sur l’intégralité de La ferme des animaux, qu’ils sont censés avoir lu pendant les vacances. Et comme à chaque fois, les protestations iront bon train. C’était trop long, le lien donné sur Pronote ne fonctionnait pas, enfin si il fonctionnait et après il fonctionnait plus, j’ai rien compris, j’ai pas eu le temps…

C’est l’un de mes défauts les plus importants, dans le boulot. Je ne parviens pas à mettre un curseur précis sur les moments où il est nécessaire d’individualiser, de tenir compte des profils de chacun, et ceux où il faut que tout le monde se retrouve devant la même épreuve, parce que la société imposera ces moments.

Depuis deux jours, donc, je me blinde à me dire que je ne ferai aucune concession, qu’ils ont eu près d’un mois pour lire un texte extrêmement bref, et qu’il faut se responsabiliser. Et pendant ce temps, me tourneront autour les images d’Ali, totalement en opposition par rapport à l’école, qui recommence, petit à petit, à bosser, et qui risque de se buter, d’Orielle, qui a de telles difficultés de compréhension, mais qui devra passer le brevet comme tous les autres camarades, parce que ses parents n’ont pas rempli la demande d’aménagement, de Lucio, élève hyper absentéiste…

Je passe mon temps à essayer de donner à chacun les outils dont il a besoin. Mais est-ce que ces outils permettront à tous de passer les jalons obligés qui les attendent, dans leur vie d’élève ou d’adulte ?

Question éternelle.

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