Mercredi 1er avril

Je retrouve lors d’une conversation éparpillée J., J. la rousse et C. Pas vus depuis trop longtemps. Leurs aventures ont emmenés ces anciens étudiants en cinéma et surtout amis aux quatre coins de l’Europe et de leurs envies.

C. nous a proposé de nous retrouver pour participer à un concours de scénarios. Il s’agirait d’imaginer une partie d’une utopie. Nous semblons collégialement nous diriger vers l’éducation. Bien entendu. Je n’ai même pas poussé le débat dans cette direction.

Imaginer l’éducation d’un futur plutôt proche. C’est ce qu’on nous enjoint sans cesse de faire, à nous, enseignants. Mais, plutôt occupés à gérer l’urgence, nous essayons la majeure partie du temps de faire tenir celle du présent immédiat. Ironie plutôt commune : c’est quand je me trouve avec des gens qui n’évoluent pas dans le milieu de l’enseignement que je me prends à me demander vers où se dirige mon métier.

Devrions-nous, comme j’en discute plus tard avec T., renouer avec une éducation plus philosophique, humaniste, en un mot antique ? Où faire patiemment l’inventaire de ce qui est bon dans les systèmes éducatifs actuels et les exalter le plus possible ?

“Il faudra que vous imaginiez tout le monde qui va avec.” conclue T. “Une éducation naît de l’univers dans lequel elle se déploie.”

Je le rejoints sur ce point. Si je réfléchis à mon métier, entre ces lignes, c’est avant tout pour regarder le monde.

Laisser un commentaire