
Ces derniers jours, comme souvent, j’ai commencé à préparer la rentrée. Préparation qui a commencé par un long message aux élèves. Avec des images, du son, de la vidéo… Non pas que j’ai profité des vacances pour me métamorphoser en Youtubeur (comme l’a dit très sérieusement un estimé collègue qui se filme pour diffuser ses cours “C’est un métier”.), mais, plus que jamais, j’ai l’impression que la théâtralité me permet de maintenir un lien avec les élèves.
Alors j’ouvre des fenêtres. Je veux dire, vraiment. Je cherche une représentation d’Antigone pour les troisièmes et leur demande leur avis sur les trois premières minutes de la pièce. Je balance un quiz qui s’autodétruit dès qu’on y a répondu, leur propose de créer des acrostiches avec le premier texte sur lequel ils arrivent à mettre la main. Je passe des coups de fil. Tout un tas d’activités simples, simplistes peut-être, de mots balancés ici et là. Plus que jamais, demander à tel élève ce qu’il a pensé du bouquin qu’on lui avait conseillé, du jeu à propos duquel elle avait manifesté sa curiosité. Tous ces gestes que j’ai pris l’habitude de faire en REP+, mais démultipliés, presque à l’excès, pour rappeler que nous sommes là. Que l’école est davantage qu’une idée, un souvenir, un lieu un peu brumeux que les élèves ont quitté un vendredi à 15h sans vraiment comprendre pourquoi.
Encore, le temps qu’il faut, porter l’idée de l’école, et l’invoquer en bricolant, avec les moyens du bord.
Comme d’habitude, mais plus.