Jeudi 18 juin

Je l’ai voulue, je l’ai eue.

La mutation.

Une occasion de quitter cette région parisienne que je n’ai pas choisie, que j’ai commencé à occuper en pis-aller. Où, comme absolument tout le monde, et surtout les jeunes profs (oui, j’ai été jeune prof, arrêtez de rire), j’ai pris mes marques, étendu mes bras, puis déployé mes ailes.

Est-ce que ça aurait pu être là, mon vrai foyer, ma vraie maison ? Près des berges de Seine ? Qu’est-ce qu’un “vrai foyer”, au fond ?

Escalade jusqu’en Bretagne, où je vais redevenir TZR, la stabilité est rare, au pays de l’eau. Et déjà les contours de ma vie actuelle commencent à fluctuer. Qu’est-ce qui disparaîtra, qu’est-ce qui restera ? Tout est flou.

Ce n’est pas dit en tristesse. Tout est toujours flou. Garder le regard sur l’avenir que l’on se dessine, et les quelques étoiles que l’on trouve en chemin.

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