Mercredi 30 septembre

Un mois, depuis cette première rentrée bretonne. Et cette question qui revient souvent, de mes amis comme de ma cervelle : “Tu ne t’ennuies pas, dans ce collège ?”

Douze années de région parisienne m’avaient bien cramé au niveau de l’énergie, et ce départ était une façon de préserver cette carcasse qui, mine de rien, commence à prendre de l’âge, et peut-être aussi, doucement, de commencer à m’éteindre. Plus de syndrome du paladin, plus de drama. Juste, faire son métier, un peu toujours le même, jour après jour.

Ah ah ah.

Il m’aura fallu trente jours pour le comprendre : pas plus que dans sa vie personnelle, on ne laisse derrière soit ses idéaux, ses envies et ses névroses quand on est prof. Le décor a changé, plus de vert, plus de mer, mais l’intrigue reste la même. Les mômes d’aussi passionnantes énigmes. Ma confiance toujours aussi chancelante.

Pas d’extinction des feux, pas d’ennui.

On continue.

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