Jeudi 17 décembre

Deux jours, plus que deux jours, encore deux jours de cours.

Ces jours où tu fonctionnes sur la réserve. Des classes aux effectif totalement anarchiques (dédicace à la Vie Scolaire du bahut qui a appelé des dizaines de parents pour demander une justification de l’absence des mouflets pour s’entendre répondre : “Bah vous avez pas regardé la télé ?”) et aux gamins dont la concentration s’éparpille façon puzzle.

Et des profs exténués. Le marathon du premier trimestre s’achève. Et en bilan, des classes dont les effets du confinement continuent à se faire sentir.

“Ils n’ont pas terminé leur CM2, ni vraiment découvert le collège. Leur socle est totalement instable.”, souffle l’assistant social du collège alors que je m’apprête à repartir. Et il a totalement raison. Jamais je n’ai jamais autant eu l’impression d’avoir à étayer, à expliquer, à rassurer. On comble en catastrophe des bases sur lesquelles les mômes sont censées pouvoir se reposer les années à venir. Et bon sang qu’elles sont chancelantes, pour nombre d’entre elles.

C’est ça être collégien en 2020 ? Vivre sur du sable ?

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