
Cette année, j’ai accepté d’être le professeur principal de la 6e Akwakwak. Classe toute en bazar, remplie d’élèves ayant des profils qui les empêchent de travailler correctement. Soucis familiaux, comportements antagonistes avec les groupes, élèves parlant une langue étrangère.
J’ai accepté d’être le professeur principal d’un élève d’une autre classe, suivi par une éducatrice, sa propre prof principale étant partie en congé maternité.
Et, encore dans la troisième sixième, de gérer la mise en place d’un suivi pour un môme grand dyslexique.
Il ne s’agit pas ici de m’auto-congratuler, de chanter mes louanges ou quoi que ce soit. Je l’ai fait parce que je le voulais bien, et ça ne fait pas de moi un meilleur prof. Mais j’avais écrit, à plusieurs reprises, que l’on enseigne toujours avec sa personnalité.
J’irai aujourd’hui plus loin : être prof a parfois tendance à révéler ce que l’on est.
Monsieur Vivi, mon ami et prof de musique, est un bâtisseur de sanctuaires, abstraits ou concrets, dédié à un apprentissage fort et rigoureux. T. était un maître de la rigueur, de la précision. Lady T. une passionnée de ses relations avec les mômes.
Et moi, pendant ce temps ? J’étaye.