Samedi 26 décembre

Dernier jour de vacances en Bretagne. Je vais voir C., qui a lui aussi quitté Paris, et le retrouve en pleine fête familiale. Notamment U. et V., ses cousins, que j’ai croisés de loin en loin mais pour qui j’ai une grosse affection joyeuse. Ils ne l’ont jamais été, mais je les ai fréquentés à des âges où ils auraient pu être mes élèves (ce qui a d’ailleurs bien fait marrer certains collègues).

Je les retrouve aujourd’hui, U. a 22 ans, V. est en prépa d’école d’ingénieurs. Deux jeunes gens sagaces et drôles. L’heure que nous passons ensemble me réconcilie avec un point un peu douloureux de mon boulot : voir d’anciens élèves grandir. Je suis toujours heureux quand un réseau me révèle une jeune fille désormais naturalisée espagnole pour son travail, ou un mec que je peux appeler collègue car il vient d’obtenir son CAPES d’EPS. Mais bon sang, quelle claque du temps.

C’est pas si grave.

C’est pas si grave, parce que je les imagines ce soir comme U. et V. Des gens débordant de potentiel, de promesses, des atouts précieux pour l’avenir de notre monde. Je suis un point fixe dans le temps qui les voit passer à un moment, en espérant que la lumière qu’ils produisent éclairera, coalescence, la suite de leur existence. La suite de notre existence.

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