Mardi 12 janvier

Cours sur les temps composés de l’indicatif. Autant dire qu’on part pour des heures de fun sans limite. Alors que je commence à peine à expliquer le parallélisme entre temps simples et temps composés, mon cerveau se met à me passer en boucle le message suivant “Je me fais chier – Je me fais chier – Je me fais ch… -” sur fond de trash métal mental.

Les sixièmes, eux, n’ont pas l’air de partager cet avis. La plupart me fixent, l’air quasi-hypnotisé. Et, miracle, ils suivent ma consigne de “dès que vous ne comprenez plus vous LEVEZ LA MAIN”, qui faisait à peu près autant rire mes élèves l’année dernière que lorsque je leur demandais de sortir leur cahier.

“Vous expliquez trop bien !” me dit Riley en sortant, élève qui, depuis le début de l’année, me considère avec une vague suspicion mêlée d’antipathie.

De temps en temps, les mômes ont besoin d’un peu de virtuosité. C’est fastidieux. Mais ça cimente aussi la classe.

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