Samedi 23 janvier

Pour la deuxième fois depuis le retour des vacances, j’ai fait pleurer Frieda. Non pas que je lui ai crié dessus ou punie.

Mais juste, avec moi, elle ne comprend pas.

Que ce soient les temps composés, les mythes fondateurs ou les homophones, ce que je lui dis lui semble opaque. Consciencieuse, elle m’a apporté ses cahiers de l’année dernière. Des résultats corrects, parfois bons. Rien d’alarmant. Je l’ai revue en accompagnement personnalisé, ait tenté de lui réexpliquer en présence de seulement trois autres camarades : rien à faire. Frieda ne pige pas.

Et je viens à m’en demander si ma façon d’apprendre ne lui convient tout simplement pas. Cela m’est arrivé deux ou trois fois dans ma carrière : l’impression de parler une langue étrangère. Un mur entre un môme et moi. Et jusqu’alors, j’ai rarement trouvé de solution.

Je sais que cela ne mettra pas toute sa scolarité en danger. Que l’avantage, autant que l’inconvénient du collège, est que l’on découvre des dizaines de profs, et autant de façons d’expliquer. Mais un an à, laborieusement, tenter de saisir ce que veut vous dire cette adulte bizarre, c’est long.

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