Mardi 26 janvier

Une nouvelle grève.

De plus en plus souvent, lorsque je parle de la situation actuelle, j’emploie la métaphore du vernis : le confinement et la situation sanitaire ont mis en exergue tout ce qui dysfonctionne dans l’Éducation Nationale : le manque de moyens humains, de considération pour les personnels – notamment les plus précaires – et donc des élèves.

Pourtant, rien ne bouge. Rien ne bouge parce que, justement, nous sommes essentiels. Et qu’il est nécessaire de nous maintenir immobiles dans nos revendications, de les faire passer pour des caprices de privilégiés. Rien ne bouge parce que si nous nous retirions vraiment, alors les failles s’ouvriraient béantes, comme l’a montré le premier confinement.

Nombre de collègues appellent, justement, à ce retrait illimité, jusqu’à ce que nos revendications soient prises en compte. Mais nous sommes plusieurs centaines de milliers. Et parvenir à marcher d’un même pas semble tellement difficile. Alors en attendant que nous y parvenions, que faire ?

Porter la parole, toujours, même si elle est noyée sous des huées. Se mobiliser, encore, malgré le découragement qui peut poindre. Nos mouvements ne sont pas vains. Ce que nous faisons est important.

Et aujourd’hui, c’est nous qui avons raison.

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