Ça dépend de l’élève et de son degré de dyslexie (opinion strictement personnelle bien entendu). En général, quand je constate un trouble ou qu’il m’est signalé, j’en parle avec l’élève et ses parents. Par défaut, je propose de ne pas l’évaluer sur la compétence dans laquelle il est en grande difficulté, et de lui faire un retour écrit. Je recalcule la note en fonction des compétences restantes ou en inclus une autre.
Par la suite, en fonction des progrès de l’élève, il arrive qu’il souhaite avoir une note “normale”. Je pense qu’il est important de lui donner l’occasion de pouvoir ressentir la fameuse norme, à condition que cela vienne de l’élève et soit négocié.
Il y a également la question des examens, type brevet, où, si un élève n’a pas d’aménagement pour une raison x ou y, il faut qu’il sache à quoi s’attendre : il serait malhonnête de lui faire croire que son profil sera pris en compte.
L’école a cet avantage d’être un environnement contrôlé. L’idée de cette collègue ne me paraît pas aberrante, si elle est expliquée. J’ignore s’il y avait du contexte dans la vidéo qui vous a été présentée, et ne sait donc pas comment la note était annoncée. Mais, au risque d’être dans le centrisme mou, je conclurai avec l’éternel adage : tout est question de dialogue. La note n’est qu’un outil, et son côté néfaste / bénéfique découlera d’abord de la façon dont elle est conçue, attribuée et présentée.