
Fin d’une étrange semaine. Quatre journées de cours avec une poignée d’élèves.
Hier, les sixièmes étaient tellement peu que j’ai eu l’autorisation de leur faire cours à tous (tous : huit élèves) en les maintenant scrupuleusement à distance les uns des autres dans l’immense salle de sciences.
Scène d’un autre monde, à les voir filer le début du Médecin malgré lui dans cette pièce toute blanche, la neige sale par la fenêtre, les échos de quelques mômes au-dehors, et des annonces permanentes au micro annonçant que tel ou tel parent est venu chercher son enfant. Je me demande où je suis.
Mais lorsque l’heure s’arrête, Elio vient me voir : “C’était bien monsieur, il faudrait qu’on se reçoive dans les classes les uns des autres plus souvent !
– Oui, complète Camélia, c’était joyeux !”
C’est déjà pas mal.