Lundi 8 mars

J’arrive au bahut en début d’après-midi. Tout a déjà commencé, c’est comme si les deux semaines précédentes n’avaient pas existé.

“Tu n’as pas le droit à un tour de chauffe.” rigole une prof d’EPS quand je la croise.

Retrouvailles avec les 6e Brindibou, toujours aussi gentiment bordéliques, et les 6e Akwakwak, très préoccupés à se maintenir dans leur rôle de bons élèves en devenir. Ils sont heureux comme des des sixièmes. Et dans l’escalier, j’apprends en l’espace de 8 secondes que je suis allé chez mon papi à St Malo et il y a un nouvel élève dans la classe monsieur, il s’appelle Lindel, et c’est le cousin de Walid, vous savez, en 3e Roserade, et même que sa mère, et ben elle va acheter son pain chez ma mamie et monsieur pendant les vacances, eh ben j’ai construit un bateau avec du bois et on l’a fait flotter et vous savez que j’ai décidé d’être chanteuse monsieur ?

Si je dois retirer un privilège de cette année, je crois que l’assistant social l’aura parfaitement bien résumé : “Ils sont heureux, ces élèves !”

Bien sûr que c’est à nuancer. Bien sûr qu’il y a des périodes où c’est moins le cas. Bien sûr que c’est loin de tout faire en cours.

Mais c’est immense.

Et ça me fait aussi du bien.

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