Lundi 15 mars

Pas la forme aujourd’hui. Et donc, comme nous vivons dans un monde de pandémie et que je ne vois pas souvent un toubib, check up complet dans une maison médicale de l’an 3000 : test PCR, prise de sang, radio, électrocardiogramme…

La doctoresse qui me reçoit prend le temps de discuter avec moi. Comme souvent, je vois ses sourcils qui se haussent quand je lui parle des conditions d’exercice des TZR. Et la phrase, qui revient systématiquement :

“Mais vous ne pouvez pas demander à changer ?”

Pas vraiment. On peut, une fois l’an, jouer au jeu des mutations. On peut se syndiquer. Mais demander, non. Je trouve toujours d’un ironie étonnante que dans un métier où nous passons du temps avec des humains, les ressources humaines restent un lieu hermétique. A tel point que, lors d’un stage sur la formation des profs, deux intervenantes nous avaient dit : “On vous jure que ça existe, les ressources humaines, dans l’éducation nationale !”

Stress apparemment. J’ai la tension trop haute, je manque de fer. Les courbatures ça vient de ce que je suis en tension, paraîtrait-il.

“Il s’est passé quoi, juste avant cette baisse de forme ?”

Juste avant cette baisse de forme, très précisément, il s’est passé un truc tellement niais, qui va me faire passer pour tellement prétentieux, que je réponds vaguement. Le truc, c’est que je discutais avec une collègue en me dirigeant vers la voiture. Et en me souhaitant bon week-end, elle m’a dit :

“Ils vont faire comment les élèves ? Ils te sont très attachés.”

Ca doit tirer sur les fils.

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