Lundi 19 avril

Cela fait environ un an que T. a appris qu’il quitterait l’Éducation Nationale. Il s’agit de son choix et j’en suis toujours aussi heureux pour lui.

Mais une part de moi se dit que T. n’étant plus prof, ce sera aussi la disparition des étincelles qu’il a forgé durant ses quelques années dans la profession.

Alors, T., depuis que je suis parti en Bretagne et que tu as commencé ton stage d’intégration, je prends davantage mon temps. J’essaye de formuler des phrases plus nuancées, que ce soit pour m’adresser aux collègues ou au élèves. Je ne recours plus systématiquement au premier adjectif qui me vient à l’esprit pour qualifier une tournure de phrase ou le comportement d’un élève.

Et puis, c’est bête, mais surtout, quand j’entre en salle des profs et qu’il y a déjà pas mal de gens, je ne me contente plus du sourire nerveux que j’adressais à la ronde, de toutes façons avec le masque on ne peut pas. Je dis “Bonjour tout le monde.”, comme tu le faisais.

C’est un peu idiot, mais quand je repense au bien que tu as fait pendant ce fragment de temps, je me dis que ça vaut le coup, de perpétuer un peu de cette lumière.

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