Vendredi 21 mai

Coup de téléphone à T., mon frère d’armes de l’an dernier. On discute, longuement. On ne s’était pas parlé depuis longtemps. Pareil pour Monsieur Vivi. Je me doutais bien que le fait de partir aux quatre coins de la France ou, pour T., de changer de voie professionnelle nous éloignerait. Le confinement n’a pas aidé.

Mais je refuse la moindre amertume, et surtout de comparer les rencontres faites cette année à cette amitié intense et délirante. Mes années d’enseignement n’ont jamais été aussi bonnes que lorsque j’ai eu l’énergie d’embrasser tout ce qui arrivait. De me lancer sans réserve dans le boulot, dans le lien avec les élèves, dans la défense des droits des profs… Ce boulot exige énormément d’énergie vitale mais peut aussi nous la rendre au centuple.

Il faut juste continuer à avoir envie, année après année. Même celles où des pandémies rendent les arrivées dans une nouvelle région laborieuse.

Pour T. et Monsieur Vivi, je ne vis pas dans le passé.

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