Lundi 21 juin

Et aujourd’hui : j’ai travaillé.

Je sais, niveau scoop, on est pas vraiment dans de l’exceptionnel. Mais je crois que c’est, depuis le début de ma carrière, la première fois que la dernière semaine de cours – les deux prochaines étant consacrées aux examens – est aussi… banale. Et lorsque j’en parle à la collègue avec qui je co-enseigne, elle écarquille les yeux : “Mais que voudrais-tu qu’on fasse ?”

J’aimerais avoir le temps de lui raconter : les classes se vidant à partir de début juin. Les réunions d’urgence, qui se superposent à des cours que l’on tente de rattraper, des préparations de brevet, des élèves épuisés qui dépassent les bornes, et, surtout, un grande vide d’énergie.
Nous sommes fatigués, au collège Nohr. Sur énormément de plans, l’année a été épuisante. Mais je n’ai pas la sensation d’être atteint à cet vitalité irréparable dont je parle souvent. D’avoir laissé un fragment irréductible de vitalité. Les élèves sont tous là. Et si nous travaillons sur des activités plus légères, la question ne se pose pas. Nous sommes au collège, nous continuons à apprendre ensemble.

Et je mesure la chance que cela représente.

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