Lundi 18 octobre

Je n’aime pas les semaines précédant les vacances.

Oui, on ne se dirige pas vers le billet le plus polémique du monde. Mais c’est un phénomène toujours intéressant à constater : ces derniers jours, tout le monde – et je dis bien tout le monde – est un peu plus désagréable. Et ce “un peu plus désagréable” peut déboucher sur des climats scolaires allant du légèrement tendu à l’explosion pure et simple de certaines classes.

Et c’est compréhensible.

C’est compréhensible parce que chaque établissement scolaire est une cocotte minute. Et même dans les bahuts dans lesquels le climats est apaisé – le lycée Gallia en fait partie – chacun, élèves comme profs, consent à des sacrifices plus ou moins forts pour que les choses se passent bien. Habituellement, les bénéfices que nous en retirons, que ce soit au niveau de l’ambiance du groupe, de la qualité des apprentissages ou simplement des bonnes relations entre individus servent de coussin sous lequel nous glissons nos problèmes personnels.

Mais là c’est le mois d’octobre. Ça gratte. Le coussin est dégonflé et les problèmes s’accumulent. Et doivent être multipliés par le nombre de cervelles présentes dans le bahut. Ça fait du monde. Tout un tas d’individus préoccupés par leurs petites personnes. À commencer par Monsieur Samovar qui, cette semaine, n’a pas spécialement envie de trouver la bonne analogie, la bonne anecdote, la bonne activité pour convaincre que, oui, apprendre l’interrogation indirecte, c’est important. Et oui, après un moment de manipulation autour des textes, il faut se fader la règle, que je ne ferai pas inscrire par un avion au-dessus du lycée. Ce ne serait pas bien grave en tant normal, les élèves accepteraient ces vingt minutes un peu chiantes. Mais en cette dernière semaine, ils bavarderont davantage. Ou récrimineront. Et je n’aurai pas envie de faire preuve de patience. Alors le cours se terminera dans une ambiance un peu grise, une ambiance d’automne un peu sale.

Ce n’est pas la fin du monde. C’est juste la fin de la période. “Cela aussi passera”. Ian m’a dit l’autre jour que c’était son proverbe favori. Comme quoi, nous ne sommes pas tous désagréables en ce moment.

Laisser un commentaire