Dimanche 14 novembre

Et le dimanche, on s’évade !

La série primordiale d’Atlus, qui a donné naissance à la désormais célébrissime licence Persona, suit dans chacun de ses épisodes une grammaire extrêmement précise. Chaque épisode voit la destruction du monde, dont l’épicentre est Tokyo. Le protagoniste doit survivre, invoquant des démons de plus en plus puissants, pour se frayer un chemin jusqu’au choix ultime : devenu l’un des êtres les plus puissants qui soient, quel orientation donnera-t-il à l’univers en recréation ?

Ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle. Quelques variations, ça et là : une progression moins solitaire qu’à l’accoutumée – Persona et Shin Megami Tensei Apocalypse sont passés par là – un ton un brin moins désespéré et surtout un monde plus vaste. Sans reprendre le terme galvaudé de “monde ouvert”, ce Tokyo dévasté est devenu un terrain de jeu dangereux, dans lequel on saute d’immeubles en ruines en autoroutes désertes, toujours à l’affût de démons capables, sur une imprudence, de mettre notre équipe à mal.

SMTV est plus “aimable” que ses prédécesseurs, plus accessible : tout est beaucoup plus explicite, et le scénario nettement moins suggéré. Pourtant, il reste une expérience relativement exigeante, nécessitant vigilance pour trouver les quêtes cachées dans ce grand désert (suivre l’histoire en ligne droite garantit des boss qui nettoieront le sol avec votre opulente chevelure) et ne pas se laisser prendre en embuscade par des démons trop puissants.

J’ai pour ma part toujours du plaisir à me confronter à cette fin des temps. Et, sans révolutionner le travail de ses prédécesseurs, SMTV leur succède avec rigueur et humilité.

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