Samedi 27 novembre

Week-end de rangement après mon passage au lycée. Mine de rien, les trois mois qui se sont écoulés auront rajouté pas mal de cordes à mon arc, même si les cordes en question ont été nouées en quatrième vitesse, et dans une urgence absolue.
Hier soir, A. m’expliquait son envie qu’un cours soit le plus parfait possible. Comment savoir quand s’arrêter ? Comment décréter qu’on n’ira pas plus loin, qu’on ne peaufinera pas l’activité introductive, qu’on n’approfondira pas l’évaluation de telle compétence ?
Paradoxalement, le fait de se retrouver TZR et brinquebalé un peu partout aide à énormément relativiser ce point. Le temps devient un luxe et, surtout au début de son remplacement, on fait au mieux. Parce qu’on se retrouve face à un public que l’on ne connaît pas encore, à des niveaux inconnus, parce qu’on ne sait pas forcément ce qui a été fait avant. Alors il faut improviser. Et, la majeure partie du temps, on s’en sort.
Je déteste le dolorisme. Mais s’il y a un bénéfice que j’ai pu tirer du statut de prof nomade, c’est une plus grande sérénité.