Lundi 20 décembre

Premier cadeau de Noël en avance : j’apprends où mes pas – ou en l’occurrence mes pneus – me conduiront à la rentrée des vacances. Ce sera un collège, quarante minutes de routes, une sixième et trois cinquièmes (cette dernière information me fait un brin hyperventiler je l’avoue).
Le principal au téléphone a l’air plutôt placide. Je prends les renseignements que je commence à avoir l’habitude de demander : l’emploi du temps, les listes d’élèves, les projets, le parking… “Ça fait plaisir, vous êtes enthousiaste.” conclut mon interlocuteur en raccrochant. Personnellement, j’ai plutôt l’impression de me lancer dans le vide et de devoir atterrir en grand écart, mais soit. Enthousiaste.
Je parcours rapidement mes répertoires de cours, les manuels dans lesquels j’ai le plus confiance. Mon cerveau répond présent, la tâche de fond “collège” ne s’est pas arrêtée. Je me rappelle comment fonctionne la progression et – je l’espère – les élèves. Même si ce sont des avantages, ça ne veut pas dire pour autant que ce remplacement sera un long fleuve tranquille. Découvrir les élèves, ce qu’ils ont fait – ils sont apparemment passés par nombre de collègues – les ambiances de classe… Mais ce sera pour plus tard. Je me prépare mentalement. Dans l’un des bouquins que je consulte, le premier texte de poésie : un sonnet de Du Bellay.
C’est un point de départ…