Mercredi 22 décembre

À la rentrée, peut-être irons-nous prendre un verre, avec l’équipe des profs de français du lycée Gallia, dont je ne fais désormais plus partie.
C’est un moment, une phrase plutôt, que j’appréhende, lorsque je quitte un établissement : “On reste en contact, hein ?”

C’est pas facile de rester en contact, surtout quand les années et les établissements s’accumulent. Forcément, avec le temps qui passe, les obligations, le quotidien, les nouveaux visages qui défilent, on perdra des gens. Jusqu’alors, ça me faisait peur.

Mais, étrangement, le fait d’être remplaçant pour encore un certain temps me fait considérer ces séparations avec un peu plus de sérénité ; dans ma biographie sur Twitter, je me suis décrit comme une “balle de flipper humaine”. Baladée, dans ce bout de terre bretonne de façon chaotique. Je me retrouverai peut-être au lycée Gallia dans trois mois. Peut-être pas. Mon cœur déjà tout recollé de partout ne tiendrait pas s’il fallait être déchiré à chaque fin de remplacement.

Alors en cette fin d’année, je tente d’embrasser le mouvement. Écris les histoires comme elles t’arrivent, il n’y a qu’ainsi qu’elle ne te domineront pas.

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