Samedi 15 janvier

Les élections présidentielles approchent et, comme à chaque fois depuis que ma vie électorale a commencé (premier scrutin présidentiel en 2002, autant vous dire que c’était la joie…), les candidats semblent se rappeler de l’existence d’un certains nombres de petits concepts confidentiels : la pauvreté, le handicap, l’écologie, les violences faites aux femmes… et l’éducation.

Je resterai volontairement flou quant aux éléments d’actualité, de façon à ne pas polluer ces lignes, mais nombreux sont les candidats qui, dans les discours, ne semblent absolument pas avoir de programme pour l’éducation. À la place, ils en ont une image.

On en revient toujours au même problème : celui du théâtre. La quasi-totalité de la population française a vu le fonctionnement de l’école du côté de l’audience ; la scène. Comme si on considérait que les comédiens passent leur vie en costumes, dans les décors et les dorures. Les rouages de l’éducation, là d’où tout découle – et non, je ne parle pas de la machine à café de la salle des profs – restent tout aussi abscons et hermétiques pour des non-initiés que peuvent l’être les arcanes du commerce, du tourisme ou de l’agriculture pour ceux qui n’y connaissent rien.

Mais, encore une fois, tout le monde est passé par l’école. Alors il est facile, pour des visées électoralistes, de conjurer des mirages : des uniformes, de la discipline, plus d’élèves, moins d’élèves… Mais tout ça ne veut rien dire. Ce ne sont que de petits morceaux brillants, de la poudre qu’on dissémine d’écrans en prospectus.

Rien ne sera jamais simple en politique, et dans l’éducation peut-être encore moins. Alors puisse ces images ne tromper que les déjà convaincus…

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