Mardi 22 février

Les sixièmes Tiplouf m’ont envahi. Une partie, en tout cas. Depuis ma venue, ils me tournent autour : « Monsieur, vous aimez bien le théâtre ? Nous on a écrit une pièce, l’année dernière, en CM2. Mais avec le Covid, tout ça… On aimerait bien la répéter à nouveau.»
Ils m’ont raconté l’histoire de leur pièce, cette pièce toute cassée, sur l’Histoire de France (« mais pas une Histoire ennuyeuse, monsieur, c’est rigolo ! »). Ils m’ont montré leurs textes, j’ai souri en essayant d’exorciser ma condescendance ; et ils m’ont sorti une feuille toute barbouillée :

« On a regardé votre emploi du temps, on pourrait se voir là, là, là et là. »

Et depuis la semaine avant les vacances, on se voit là et là (faut pas exagérer). Douze petites têtes folles et totalement ravies. Et bien sûr, un Samovar qui n’a pas pu s’empêcher d’intervenir. Qui oscille entre la réécriture avec Lorelei et Chaco, et les répétitions avec les autres. À leur lancer « note ouverte, note ouverte ! » en souvenir de ma prof Réchana.

Bref, je me suis fait avoir. La pièce sera sans doute très pas terrible, et j’ignore totalement si elle pourra se jouer ailleurs que devant le tableau de la salle 56.
Mais c’est incomparable : deux heures par semaine, voir des élèves absolument et totalement heureux.

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