Vendredi 18 mars

Dernier jour de voyage scolaire. Que je termine par deux mémorables gamelles sur les pistes de ski, et une conversation sur l’équilibre qu’on tente tous de tenir entre création et didactique.
Durant ce séjour, j’aurai appris que certaines choses me resteront un mystère, à amener des ados chez le médecin, la différence entre une piste bleue et une piste verte, à changer une literie pour éviter que les copains se moquent de celui qui a eu un accident, à marcher discrètement le long des rues d’un petit village, à avoir l’air sévère et convaincant.
Retour en bus, et révolte totale des mômes quand le pique-nique servi n’est pas à la hauteur (euphémisme, le hot-dog plastique fait un peu tache après la tartiflette). La fatigue n’aidant pas, je réagis avec peu de patience. Réussir à garder de la légèreté. J’aimerais pouvoir m’y conformer en permanence, il reste encore du chemin.
Retour en bus, et des quatrièmes hypnotisés par Le livre de la jungle. Tandis que je tape, à perpétuité, des mots pour garder un écho de ce qui fut.