Vendredi 1er avril

Semaine décidément en montagnes russes. Après un mercredi apocalyptique et un jeudi durant lequel j’ai dû me changer en tyran intraitable, la matinée du vendredi se passe avec bonheur et sérénité. Les élèves de chaque classe travaillent à leurs projets, concentrés et stable.

Je me retrouve un peu essoufflé, dans cette ambiance où ils ont moins besoin de moi que d’habitude. Je n’y arrive pas. Il n’y a jamais une seule semaine que je termine en me disant que celle-ci était facile, que je tiendrais facilement un jour ou deux de plus. Ça vient sans doute de moi. Et c’est aussi sans doute pour ça que j’aime autant ce travail. “Vous aimez les défis ?” Je déteste ce langage managérial. Non. J’aime me dire que j’ai mis de l’énergie dans ce que j’ai fait. Que ça a eu du sens.

J’ignore si c’est le cas pour toutes les professions. Si, chaque fin de semaine, on se sent en cendres. Et qu’on a tellement hâte de renaître à la suivante.

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