Samedi 9 avril

Premier jour de vacances. Passé, comme bien souvent, dans un état de sidération. Faut-il profiter de la force d’inertie encore disponible pour corriger le petit paquet de copie qui reste ou se plonger dans Chrono Cross, le jeu qui m’attend sagement depuis jeudi ? Faut-il se mettre tout de suite à l’agreg ou buller dans le jardin en jouant avec Dune-le-lapin ?

Dans tous les cas, tenter d’oublier un petit peu la rumeur électorale, devenue stridente en ces dernières heures. Normal. Logique. Dimanche, puis dimanche dans deux semaines, les choses vont changer. D’une façon ou d’une autre. Est-ce que ma persona de prof en sera affectée ? Elle l’a été, à chacun des mandats présidentiels que j’ai connus durant ma vie active. Jusqu’ici, je n’ai pas l’impression d’avoir eu à transiger avec mes principes, même si je sais que certains de mes cours m’auraient valu de sacrés froncement de sourcils.

Attendre les résultats du scrutin avec non pas résignation, mais patience. Et voir ce que l’on peut faire, après, pour changer les choses. Pas juste “faire sa part”. Tenter de faire le maximum, quitte à se casser la figure.

“Il n’y a que lorsque l’on tombe que l’on sait si l’on peut voler.”

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