Vendredi 15 avril

À défaut d’autre chose, la position de TZR m’aura appris le détachement. Lorsque l’on reste plusieurs années dans un établissement scolaire – je le sais pour l’avoir vécu – on finit par avoir l’œil sur le moindre détail. Les emplois du temps qu’il faudrait repenser, la salle 23 qui est toujours en mauvais état, l’accompagnement personnalisé qu’on ne prend jamais le temps de repenser.

Et c’est bien. C’est ce qui permet d’améliorer les conditions de travail des élèves comme des collègues. Mais ne nous mentons pas : c’est aussi ce qui vous bouffe la cervelle et vous parasite lors des journées de travail.

En tant que prof remplaçant, ce genre de soucis atteint moins. Les établissements et les visages se succèdent. C’est parfois un peu triste, mais ça libère aussi de pas mal de chaînes. Comme si on évoluait sur une planète à la gravité un peu moins forte. Je n’y vois pas un avantage à cette position. Mais quand on y est astreint, on l’explore. Un corps que l’on a pas choisi et que l’on apprend à accepter.

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