Lundi 18 avril

Avec le temps, j’ai aussi appris à adapter les cours aux saisons. Ça peut sembler étrange, ou presque irrationnel. Mais ça fonctionne. Et avec l’allongement des jours, je sais que l’ambiance dans les classes changera. Lors des douze semaines qui restent – bon sang douze semaines, le rythme décalé des vacances est vraiment d’une nullité absolue – je ne me lancerai plus dans de grands travaux d’écriture, ou, au contraire des leçons de grammaire pansements, destinées à combler des lacunes.
Le printemps et le retour du soleil, c’est souvent des études d’œuvres. Des notions de conjugaison plus complexes… Pourquoi ? Comment ? J’ai encore du mal à l’analyser. Sans doute y a-t-il un biais de ma part, et cela me convient-il mieux à moi. Mais comme tournent les saisons, les cours évoluent également. Et puis, avec le printemps, je vois souvent les mômes changer. Au collège, c’est impressionnant. Il suffit de deux semaines sans les voir pour qu’on les retrouve changés. Physiquement et affectivement. Quatorze jours, quand on a douze ans, c’est un monde.
Le cycle se poursuit, immuable. Et même si la fin de l’année est encore très loin, je commence à me demander à quoi ressemblera la suite.