Jeudi 21 avril

Sur une immense terrasse au-dessus de Paris, je parle avec quelqu’un dont je me sens très proche et que j’ai vu quatre fois dans ma vie. Un auteur à tout faire, comme il se définit.

Bien sûr, on prend de nos nouvelles mutuelles, bien sûr je vais parler de mon boulot. Bien sûr, comme souvent, j’agite les mains. Toute honte bue, j’aime bien les mouvements de mains que je fais quand je parle d’enseignement. Comme si je cherchais à sculpter l’air.

“Tu as la flamme.” me dit l’auteur à tout faire à un moment.

Sans doute. Mais une flamme ne brûle pas sans combustible. Et ces mouvements de mains, ces mots, ce journal.

Autant de façons de l’attiser. Ne plus s’arrêter, qu’elle brûle sans diminuer.

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