Lundi 25 avril

Reprise des cours, pour le moins contrastée. Les sixièmes Tiplouf sautent comme des puces à l’idée de reprendre les cours de français : ils ont mille idées différentes pour jouer la scène du Médecin malgré lui qu’ils ont répété pendant toutes les vacances, veulent savoir ce qu’on fera ensuite, et puis aussi ils aimeraient participer au printemps des poètes… Des sixièmes, enthousiastes et solaires. Qui commencent à développer une véritable individualité. Il n’est plus juste question de faire les activités demandées. On se pose des questions, on essaye d’aller plus loin.

Ambiance beaucoup moins détendue dans la première classe de cinquième que j’accueille, et qui brame à la révolution, parce que j’ai l’outrecuidance de changer le plan de classe sur lequel ils avaient déjà bramé lorsque je l’avais mis en place le trimestre précédent. ils sont à l’âge où l’on s’oppose, où l’on brame. Deuxième heure, et je dois déjà rappeler que l’on n’est pas toujours dans un débat, et que parfois, oui, l’adulte prendra une décision non négociée.

Et l’accompagnement personnalisé : j’ai hérité des élèves plutôt à l’aise à l’écrit, dont l’objectif sera d’écrire une grosse nouvelle dans la dizaine de semaines qui nous est impartie. Ils feuillettent avec bonheur Les mystères d’Harris Burdick, génial album de déclencheurs d’écriture, pour trouver l’image qui démarrera leur histoire. Ça travaille ferme, ça chuchote et ça a les yeux plein de mondes rêvés.

Dix semaines en gros qui s’annoncent déjà d’une complexité hallucinante.

(Image extraite des Mystères d’Harris Burdick)

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