Vendredi 6 mai

“Avant le Covid, on n’aurait pas su comment faire.” me dit T. au téléphone, lorsque je lui raconte que, suite à l’incendie au collège Hoshido, j’assure désormais quelques cours à distance. Pénurie de salles.

Les habitudes sont encore là. Convertir les cours pour les appauvrir le moins possible. Convertir les cours, pour qu’ils soient récupérés sur ordinateur, téléphone, mac ou pc. Convertir le vocabulaire, qu’il soit accessible à tous. Tout convertir.

J’avais vécu le confinement avec énormément de stress mais, je le reconnais, un peu d’excitation. Celle que j’ai devant absolument toute expérience nouvelle, même les plus douloureuses. Aujourd’hui, ne reste que la frustration de me dire que les cinquièmes Gardevoir ne pourront pas découvrir ce conte des Mille et une Nuits ensemble. Que je n’entendrai pas leurs rires, ne verrai pas leurs regards.

Distanciel à la noix.

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