Mardi 14 juin

Journée particulièrement douce.

J’initie les cinquième à la réécriture. Pour une raison que je ne m’explique pas, ils accrochent énormément. Peut-être parce que je leur ai expliqué que ce serait un exercice du brevet, que ça demande d’être attentif. Peut-être parce qu’ils tapent le texte sur ordinateur, même si pour beaucoup d’entre eux, ça prend plus de temps… Mais le fait est qu’ils accrochent.

Au tour des sixièmes. Nous répétons le procès d’Ulysse, qui aura lieu vendredi. Circé est arrivée avec son costume, qu’elle essaye. Une robe bleue et brillante à paillettes. Quand je signale que le cours est bientôt terminée, elle me regarde : “Vous pensez que je peux la garder pour la journée ?
– Si ça vous fait plaisir et que vous n’avez pas besoin de courir ou de faire des gestes trop sportifs…”

Elle part en souriant. Dans la classe de Monsieur Samovar, on peut porter des robes de sorcière bleues pour faire cours.

Je suis content. J’ai l’impression de sortir de cours réussis, de cours que je voudrais avoir en permanence. J’ai vraiment l’impression d’être dans “ma” classe. En ce lieu si précis, si impermanent : à l’intersection entre des élèves que j’ai réussi à investir, un lieu permettant de travailler dans un minimum de confort – ça devient rare – et une stabilité suffisante pour qu’on se fasse confiance, qu’on comprenne nos fonctionnements mutuels.

Autant en profiter. C’est bientôt terminé.

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