Mardi 7 février

Venir bosser un jour de grève : longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Raison : équipe de suivi de scolarité d’une élève. Impossible à déplacer, et cette question : à qui fais-je le plus de mal ? Au mouvement en ne grèvant pas, ou à cette môme, en ne participant pas à une réunion où l’on s’occupe vraiment d’elle pendant une heure ?
J’aimerais dire que j’ai décidé en mon âme et conscience : il n’en n’est rien.
Au nombre de mes névroses, le besoin éperdu de plaire figure dans le top 3, vous l’aurez aisément deviné : et j’exerce un métier dans lequel la chose frise l’impossible. On s’attire toujours les foudres d’élèves, de parents, de membres de la direction, du public.
J’aimerais dire que ça m’aide à me soigner. Il n’en n’est rien.