Samedi 29 avril

La dernière période de cours qui se profile. Huit mois au collège Alrest et à peine deux mois, troués de jours fériés avant la fin. C’est le moment où, en tant que TZR – remplaçant – je commence à rêvasser. À quoi est-ce que ça ressemblerait, si j’y restais ? Deux années de suite dans le même bahut ? J’ai connu ça, pourtant, en région parisienne. Mais ça me semble loin, si loin… Je sais que dès mardi, je commencerai tout doucement à ramener un peu de matériel depuis ma salle chez moi. Petit à petit jusqu’à ce que, à la fin du mois de juin, j’aie effacé toutes les traces de mon passage.

Je n’ai pas spécialement envie de rester dans ce bahut. Les collègues sont géniaux, les élèves adorables, mais se taper les deux tiers de l’Ile et Vilaine dans le sens de la hauteur pour s’y rendre, ça use. Et pourtant, déjà, ce léger sentiment de nostalgie. Je commence à m’évaporer. La réalité de ce qui m’entoure au niveau du boulot perd un peu, juste un peu, en consistance.

Ça n’est qu’une année scolaire pourtant. Que la règle du boulot. Et pourtant, pendant dix mois, cette salle de classe aura été l’épicentre de ma vie professionnelle, à laquelle je me suis ô combien attaché. C’est étrange de se dire que bientôt, ce ne sera plus qu’un souvenir. Mais est-ce que ça n’est pas plus beau comme ça ?

Non. C’est juste mon envie de rendre tout ce que je vis dans ce métier beau. Il n’y a pas grand-chose dont je suis fier dans la façon dont je bosse. Mais ça, oui.

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