
En ce moment, V. n’a pas le temps, ne prend pas le temps de manger à midi. Des bulletins à remplir à la pelle, des obligations professionnelles et personnelles dans tous les sens. Je joue – parce que je sais déjà qu’il dira non – à tenter de le faire partager à un effroyable parmentier végétarien que j’ai concocté en quantités industrielles hier soir.
En ce moment, j’ai le blues du dimanche soir aigu. M. m’invite le soir à jouer aux cartes – je tairai pudiquement lesquelles, et la mélodie s’écoule, infiniment moins douloureuse.
En ce moment, S. est malade. Nous sommes plusieurs à relayer que ça n’est pas si grave mais que les SMS sont appréciés. Juste histoire d’envoyer un peu de chaleur.
C’est, je crois, ce qui me donne le plus de force dans cet établissement. La toile délicate qui nous tient lié. La force que donne ceux qui l’ont quand d’autres ne l’ont pas, en sachant que ce grand cycle est voué à se modifier.
Nous prenons soin les uns des autres, et c’est précieux.