
Depuis quelques temps, je tente de me remettre à lire et à me cultiver intensément. Pour tout un tas de raisons, entre fatigue, flemme et explosions émotionnelles, j’ai lu quelques pages, ici et là. N’ai vu qu’une poignée de films.
Et ça manque autant à ma pratique professionnelle qu’à mon équilibre intérieur.
Les mots des autres me servent d’autant de piliers de pierre de gué, dans ces cours où, particulièrement cette année, je dois être vigilant. Précis. Dans mes mots, dans les réponses que je leur donne. J’ai rarement eu un public aussi exigeant. Parce qu’il suffit d’une approximation pour que leur intérêt s’étiole, que leur pensée dérive. Et aussi parce que j’ai rarement enseigné à des mômes aussi brillants.
Alors, retrouver les mots et les pensées des autres dans les pages délaissées. Souvent, je pense à ce que disait R., ma première prof de théâtre : le texte est plus grand que toi.
Et c’est sur ces ailes immense que j’enseigne.