
La semaine à venir s’annonce complètement délirante et je ne l’ai pas du tout anticipée.
Cours, répétition générale et trois représentations avec ma troupe de théâtre. Autant dire que je ne vais pas ressembler à grand-chose vendredi. J’aurais pu, comme S. et M. et qui jouent également, décaler des cours, les rattraper en avance ou après coup. J’y ai pensé et, je ne sais pas pourquoi, ça m’a foutu un cafard monstre.
Je crois que je préfère vivre comme ça.
Pas une « vie de patachon », comme on me l’a balancé deux trois fois en salle des profs. Une vie qui me convient. Où je me mets dans des situations impossible et je me vois m’en sortir, un peu comme les héroïnes et les héros dans les romans d’aventure que je fais étudier aux mômes. La semaine prochaine, je serai ma version d’un protagnoniste de Dumas, à gérer mille péripéties en même temps. Sans doute qu’à quarante-deux ans, ça n’est pas très sérieux. Comme de ne toujours pas réfléchir à devenir propriétaire d’une baraque, à ne pas se demander où on enseignera l’année prochaine, à changer ses cours tous les ans.
C’est moi. Et pour le moment, retrouver qui je suis me semble un but infiniment plus important.