Samedi 7 juin

Durant cette marche des fiertés, je croise des élèves. Des filles uniquement. Qui, enveloppées dans leurs drapeaux, chacune sa couleur, ont revêtu leurs pendentifs cadenassés et leurs salopettes déchirées. Elles me regardent sans le moindre étonnement, mais font de frénétiques coucous avec les mains, parce que c’est la plus intense manifestation de joie qu’elles peuvent se permettre.

J’échange un coup d’œil rapide avec la maman qui encadre le petit groupe. Et il y a dans son regard énormément de sérénité.

Aujourd’hui, ici, dans ce petit groupe, tout va bien.

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