
Voyage scolaire en bord de mer. Les hasards du calendrier font que nous nous retrouvons en bord de mer avec 35 ados, à devoir randonner et explorer les plages sous un temps glacial, pluie, grêle et nuit à 17h30. Nous voilà rapidement obligés de changer notre fusil d’épaule et de rester cloîtrés dans l’ancien château qui nous accueille, en compagnie de mômes surexcités et pas forcément jouasses de voir les heures défiler les fesses posées sur une chaise.
Tous les profs tentent de proposer des activités permettant d’égrener les heures, d’A-H à son piano à M. proposant des ateliers d’écriture.
Et de mon côté, j’attrape mon passé.
Ils sont une vingtaine dans une salle type salle de classe des années soixante. J’agite la main, je sens mon corps se réarticuler d’une façon qu’il n’a pas connue depuis bien longtemps. Des contes. Je réinvoque les très vieux mots, que je racontais il y a des années, avant le CAPES, avant Paris, avant ce que je suis aujourd’hui.
Trois histoires, trois contes tirés de mon passés aux mômes captifs du mauvais temps. Et c’est chouette.