Lundi 29 décembre

En train de regarder des extraits de la série Mercredi, hyper populaire chez beaucoup de mes élèves, et que, en tant que gamins des années 90, bercé par les deux films, j’ai eu envie d’aimer.

Je n’y arrive pas.

Je crois que ce qui me gène dans cette série, est qu’elle ne gratte pas. Qu’elle ne gratte pas comme les deux films grattaient. Cette famille de marginaux – terme que la série ne cesse de brandir comme un totem – dérangeait le monde dans lequel elle vivait, et ne s’en excusait jamais. Au contraire, c’était le monde extérieur qui était vu comme insuffisant, pour les dingueries de Mercredi et Pugsley, ou l’amour totalement baroque de Morticia et Gomez. Dans la série, les marginaux en question évoluent dans un monde qui a été fait pour eux, dont ils ne sortent jamais. Et dans lequel se rejoue le théâtre d’une méritocratie où ce sont celles et ceux qui ont les pouvoirs les plus puissants qui gagnent.

C’est sans doute que je suis adulte désormais, mais ces valeurs me gênent. J’aimerais montrer à mes élèves qu’ils peuvent être des Addams des 90’s. Exister sans jamais avoir à s’excuser, exister, sûr et heureux de ses valeurs, face à une réalité qui sera toujours trop petite, trop décevante. J’aimerais tant montrer que, tout simplement, comme l’affirme Morticia, « nous sommes les Addams ».

Une réflexion sur “Lundi 29 décembre

  1. Moi, ce qui m’a frappée quand j’ai revu ces films adultes, c’est la sexualité consentie et enthousiaste de Gomez et Morticia ; je me suis rendu compte que dans les films de cette époque, c’était peut-être bien l’exemple le plus sain que je pouvais montrer.

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