
J’ai publié, sur les espaces de communication avec mes classes, la nouvelle de mon retour. Non pas que je m’attende à être accueilli avec un tapis rouge et une parade à dos de lama (quoi que), mais ne serait-ce que pour espérer avoir, doux rêveur que je suis, la moitié de mes élèves apportant leur cahier lundi.
Il est possible de savoir qui a lu la nouvelle, à condition que son destinataire coche la case prévue à cet effet. Deux heures plus tard, la moitié de la classe de quatrième dont je suis prof principal est au courant – j’ai même reçu des messages me demandant s’il y a des choses à préparer pour lundi – et pas un seul cinquième n’a validé le fameux accusé de réception.
Retour à la réalité. Se souvenir que c’est cela aussi, ce boulot, le grand écart perpétuel entre les classes, les gamins, leurs réalités si diverses. Se souvenir qu’il va falloir être très, très agile.