Vendredi 2 janvier

Retour au boulot, dans ce qu’il a de plus concret : je reprends mes notes, mes tableaux, mes textes. Qui, comme à chaque début de période, sont bien trop ambitieux. Il y a longtemps que j’ai cessé de culpabiliser là-dessus. Ça n’est pas plus mal d’arriver avec trop de bagages, dans une classe. Certes, on n’aura pas le temps de visiter tout le décor que j’ai mis en place, les recoins que j’ai passé trois heures à bricoler, alors que j’aurais dû les consacrer à peaufiner ce cours de grammaire.

Mais ça n’est pas grave. J’ai aussi appris à assumer ce côté bordélique. Mon cours, c’est une maison aux miroirs, dans laquelle j’ai envie de laisser les mômes déambuler, toucher les tableaux et les attractions, tant pis s’il faut les réparer après.

Retour au boulot après un mois quasiment d’absence, comme réapprendre à marcher. Les muscles tirent, j’ai l’impression d’avoir tant oublié. Je vais réapprendre. Et c’est parfait ainsi.

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