
Alors, continuer à faire des choses.
Ce mois de janvier n’en finit pas de finir. Adultes comme enfants flanchent, au collège de Renais. La vie scolaire est balayée par la maladie et les mômes, électrisés par le froid et la fatigue, se transforment en piles électriques, pulsions qui dézinguent dans tous les sens. Cris et pleurs, coups dans les portes et insultes. On fait le gros dos et on avance, pas après pas. Et on rentre tard, conseils de classe, conseils pédagogiques, conseils aux familles, conseils à soi-même…
Mais ça ne suffit pas. Même si ça n’est pas raisonnable, même s’il faudrait que je soigne mon sommeil et mon repos, Plus que jamais, en ce coeur d’hiver, j’ai besoin d’être autre. De parcourir les terres magiques d’Ivalice ou les bars de Rennes. De passer des heures précieuses à bricoler des textes qui ne seront jamais lus ou à constituer ma petite armée de carton avec la nouvelle extension de cartes Magic. J’ai besoin de brûler un carburant dont je ne dispose pas, parce que sinon, je serai réduit au gris.
Le froid me chuchote qu’il est inéluctable. Et je lui oppose une force que je n’ai pas, pour trouver encore à sourire, dans ce boulot qui m’épuise.