
Premier jour des vacances. En consultant une dernière fois la messagerie de Pronote, j’apprends qu’une élève avait besoin de me voir, pour parler d’un problème personnel dans l’après-midi et que, ayant fini mes cours à midi, je n’ai pas pu la recevoir. Tsunami de culpabilité. Elle est partie en vacances sans pouvoir en parler, si ça se trouve c’était très grave, je n’ai pas été là pour elle je suis…
Respirer. Je suis parti en ne pouvant pas tout. C’est ainsi. Ça ne veut pas dire que je m’en fiche, et surtout, ça n’est pas mon histoire. Envoyer des messages à des personnes qui ont les moyens d’atteindre cette élève hors temps scolaire, et espérer, fort, que tout ira bien. Et consoler mon paladin intérieur, qui pleure et peste de ce qui est en train de se passer. Accepter qu’on ne peut pas tout le temps tout sauver. La quête d’une vie professionnelle.