
Aujourd’hui, six heures de cours, donc quatre non-stop ce matin, et des problèmes, de plus en plus graves, qui s’accumulent au bahut. Je parviens pourtant à prendre part à un jeu de société avec des collègues à la pause de midi, à manger des trucs sains, et à courir le soir venu. Mon corps et mon esprit travaillent de concert à repousser la fatigue et l’envie de se laisser, déjà, submerger par tout ce qui dysfonctionne dans l’immense carcasse malade du collège.
J’aimerais toujours avoir cette rayonnante énergie, celle qui se révolte en riant. Parce qu’alors, j’en ai l’impression, je serais capable de tout, même de sauver les mômes.
Mais je ne suis qu’un prof. Qu’humain.
Alors en profiter tant que ça dure.