
Une nouvelle collègue, présente depuis des années, véritable pilier de joie et de lumière avec ses élèves et en salle des personnels est en arrêt, jusqu’aux prochaines vacances. Trois semaines. C’est la neuvième en ce moment.
Quelque chose craque au collège, et nous, adultes, tirons les alarmes dans tous les sens, tandis que nos classes prennent l’eau. Trop d’enfants, plus assez de grandes personnes. Impression d’un immense flot qui nous submerge et devant lequel nos responsables et nos institutions ne nous répondent que par des généralités vaguement culpabilisantes.
Cela fait dix-huit ans que je suis enseignant. Aujourd’hui, en réunion syndicale, j’ai posé la question : « Et maintenant ? »
Nous sommes toustes épuisé.es. Mais maintenant, il va falloir se mettre en grève, contacter la presse, mener une action avec les parents. Maintenant, alors que nous sommes à bout de forces, il va falloir être plus fort.es que jamais.